19 mars à 19h00 – 21h00
Le Balai libéré fait se croiser les regards de deux générations sur un même métier, au sein d’un même lieu – l’Université catholique de Louvain –, tout en commentant les divers aspects de son évolution et les conditions, radicalement différentes, de leur exercice (en coopérative autogérée hier, en sous-traitance précarisée aujourd’hui). Au gré des échanges, plusieurs changements majeurs dans l’organisation du travail sont identifiés
comme autant de points de blocage à lever : un personnel sans cesse réduit affecté à des surfaces qui, elles, restent stables et importantes ; le découpage de l’espace en zones à nettoyer non plus collectivement mais de façon isolée ; l’augmentation régulière de la cadence de travail… Au final, le film permet de remettre en question le fatalisme ambiant (« De nos jours, ce ne serait plus possible de licencier son patron et de lancer
sa propre coopérative ») et, à l’aune d’une réussite concrète passée, d’imaginer peu à peu les possibilités pour, demain, renouveler l’expérience de l’autogestion. Alors que les travailleur·ses sont souvent filmé·es de dos lors de l’exécution de leurs tâches, une ultime séquence les montre de face quitter ensemble l’université sur la chanson de Stromae « Santé », comme porté·es par un même élan vers ce qui semble un avenir meilleur.
Comme si le temps passé à échanger avec les anciennes salariées du Balai libéré avait réussi à insuffler de nouveau un peu de sens commun dans leur expérience de vie au travai
